Mes priorités belges et européennes

drapeau_belgique
drapeau_europeen
Ce 8 juillet en séance plénière question orale au Ministre Doulkeridis sur les classes d'immersion PDF Imprimer Envoyer

Monsieur le Ministre,

 

L’apprentissage des langues est majeur et plus encore dans la capitale de la Belgique et de l’Europe.

Or, en Région de Bruxelles Capitale, il n’y avait, selon les sources de la Communauté française pour l’année scolaire 2009/2010, que 9 écoles primaires en immersion linguistique, toutes en néerlandais et, 16 écoles secondaires en néerlandais et 2 en anglais.

Non seulement ces chiffres sont bien faibles pour la capitale où nous sommes, mais ils apparaissent comme bien plus faibles encore si on les compare à ceux du Brabant Wallon par exemple où l’on trouvait pour la même période 22 écoles primaires d’immersion linguistique en néerlandais et 3 en anglais, et pour se tenir au seul néerlandais, on en trouve 18 en province de Liège, 18 en province de Namur, 33 dans le Hainaut, 8 pour la province du Luxembourg. Quant à l’enseignement secondaire, même si la situation comparative avec les autres provinces met la Région Bruxelloise en meilleure position puisqu’elle a 16 écoles d’immersion en néerlandais sur 63 dans toute la Communauté française, elle reste néanmoins bien faible.

Or on sait que le manque de bilinguisme est un obstacle majeur à l’embauche, est de moins en moins bien accepté dans les magasins néerlandophones dans la région de Bruxelles-capitale. A l’inverse la connaissance de la deuxième langue nationale favorise non seulement la nécessaire convivialité dans notre région et dans notre pays, mais aussi l’ouverture aux autres cultures.

En particulier, les personnes travaillant directement en contact avec le public et plus spécialement dans le secteur de la restauration ou de l’alimentation, de l’accueil (hôtesse etc) comme du tourisme notamment, toutes matières enseignées au CERIA, ont particulièrement besoin de la connaissance de la deuxième langue.

 

 

 

En effet cette problématique, même si elle est essentiellement de la compétence de la Communauté française, nous concerne et doit vous concerner dans le cadre de vos compétences également. Dans le réseau qui relève de vos responsabilités, qu’en est-il ? Existe-t-il des classes d’immersion ? Combien ? Ou existe-t-il des systèmes favorisant l’immersion ?

 

Mettrez-vous le manque de classes d’immersion à l’ordre du jour des réunions de coordination avec votre collègue de la Communauté française ?

 

Quels sont les outils dont vous disposez pour susciter leur multiplication ?

Même si vos compétences sont éparpillées, elles concernent des bruxellois de tranches d’âges diverses puisqu’elles couvrent aussi bien le pré-scolaire que le post-scolaire ou le parascolaire, ce qui relevait de l’enseignement provincial -  je songe au CERIA - mais aussi la formation artistique notamment…

 

Quelle politique avez-vous développée en faveur de l’immersion dans ces réseaux d’enseignement qui dépendent de vous ?

 

Quel en est, le cas échéant,  le bilan actuel ?

 

 

 

 

Je vous remercie  pour vos réponses.

 

 

 

 

 

Jacqueline Rousseaux

Députée

 

logos_mr