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7 novembre 2008.
La députée Jacqueline Rousseaux (MR) a interpellé Monsieur Benoît Cerexhe (CDH), Ministre de l’Economie et de l’Emploi ce vendredi 7 novembre en assemblée plénière du Parlement de la Région de Bruxelles-Capitale sur l’augmentation alarmante des faillites et du nombre de chômeurs liés à ces faillites en Région Bruxelloise en 2008 et l’a invité à adopter une politique plus adaptée aux attentes réelles des entreprises.
La députée Jacqueline Rousseaux a rappelé qu’on a enregistré, pour les neuf premiers mois de 2008, plus de 1.607 faillites, en région bruxelloise, ce qui signifie une hausse de plus de 39.7% par rapport à la même période en 2007, alors qu’en Wallonie le nombre de faillites n’a progressé que de 10% et en Flandre de 2,66% pour la même période.
Les secteurs les plus touchés à Bruxelles sont, dans l’ordre, l’Horeca, la construction et enfin le commerce de détail.
Par ailleurs, le nombre de perte d’emplois en raison directe d’une faillite a augmenté de 51% en 2008, par rapport aux trois premiers trimestres de 2007, alors qu’en Flandre cette augmentation n’est que de 14.1% et en Wallonie de 13%. (Source : Graydon 2/10/2008).
Enfin, la députée a relevé la perte de 3 places par la Belgique, passant de la 16ème à la 19ème place, au classement de l’étude « Doing Business 2009 » qui élabore un classement du climat entrepreneurial des pays, en tenant compte de 10 activités économiques parmi lesquelles plusieurs relèvent des compétences régionales (notamment la création d’entreprise, l’octroi du permis de construire, l’embauche des travailleurs, le transfert de propriété, l’obtention d’un prêt,…).
Jacqueline Rousseaux a reproché au Ministre Benoit Cerexhe de n’avoir fait aucune allusion à cette situation catastrophique dans la déclaration gouvernementale d’octobre, alors que ces chiffres devaient lui êtres connus et lui a demandé de s’interroger sur la pertinence de la politique qu’il a menée tant en sa qualité de Ministre de l’Economie qu’en sa qualité de Ministre de l’Emploi. La députée MR a en effet souligné que cette situation alarmante était acquise avant que la crise bancaire n’ait pu avoir d’effet sur l’économie réelle. En outre, elle a mis en évidence les résultats particulièrement mauvais et inquiétants en région bruxelloise, par rapport à ceux de la Flandre et de la Wallonie et a demandé au Ministre de s’expliquer sur cette disparité.
« Plutôt que de créer et d’alimenter à grands frais avec l’argent du contribuable des organismes destinés à « aider » les entreprises, il serait plus utile, a déclaré la députée MR, de consacrer ces montants à aider directement les entreprises elles-mêmes en allégeant les charges et taxes régionales qui pèsent sur elles et en réduisant leurs charges administratives, car, avant tout, c’est cela qu’elles demandent ». Parmi les mesures que demande Jacqueline Rousseaux, figure notamment une législation adaptée et réaliste qui facilite la transmission des entreprises, afin d’assurer - chaque fois que faire se peut- la survie de celles-ci lorsque l’entrepreneur ne peut plus ou ne souhaite plus en assurer la direction.
S’occuper de la création d’entreprises nouvelles est important, mais il faut aussi se préoccuper des entreprises existantes et veiller à leur pérennité, conclut J.Rousseaux. |