Mes priorités belges et européennes

drapeau_belgique
drapeau_europeen
Omnithéâtre. Le cru 2011-2012 s’annonce excellent ! PDF Imprimer Envoyer

Mai 2011

Les joies du théâtre sont infinies. Si, comme l’an dernier, nous avons choisi de vous offrir du rire et des comédies, nous n’avons pas voulu vous laisser passer à côté d’un chef d’œuvre de la littérature, « La Peste » d’Albert Camus, d’autant qu’il sera servi par un grand du théâtre comme du cinéma: Francis Huster. Ce comédien est un artiste vrai et profond. Lorsqu’il choisit un auteur, il lui consacre tout son art, toute son âme. De ce texte grave, Huster donne une interprétation juste, mystérieuse et envoûtante, autant que lumineuse et vive. La plus belle façon d’aborder ce classique d’Albert Camus, qui lui valut le prix Nobel de littérature !

 

Qu’elle suscite réflexion, émotion ou amusement, la langue française se prête aux jeux de l’esprit les plus divers, quand ce n’est pas elle qui les provoque. Les rapprochements inattendus de mots déclenchent surprise et hilarité. Si Raymond Devos était un maître du genre, Bruno Coppens fait preuve, lui aussi, d’une excellente maîtrise de la langue et d’une belle imagination. Alors que l’on rit sans arrière-pensée aux « Singeries vocales » de Coppens, il n’en va pas de même avec Dieudonné Kabongo. Avec son humour caustique ou faussement naïf, toujours sur le fil du rasoir, cet acrobate de la dérision réussit à déstabiliser son public et à poser en lui un questionnement « Est-ce des noirs ou des blancs qu’il se moque ? de lui-même ou de moi ? ». L’on rit, assurément, jaune parfois, mais intelligemment toujours. « Bas les masques », c’est un voyage au Congo, un retour sur une histoire commune et sur 50 ans d’indépendance, un large tour des relations Afrique-Europe. Drôle, touchant, intéressant, savoureux.

 

Avec son humour décalé, alimenté par celui de ses amis Topor, Wolinski et autres, Jean-Michel Ribes nous entraîne dans un Palace bien particulier, où l’on s’adresse au bureau de change pour y changer d’opinion sur son beau-frère et où l’on trouve la « poule Palace » qui pond l’œuf avec la mayonnaise qui l’accompagne… Détenteur de plusieurs prix, dont le Prix Plaisir du Théâtre, il est aussi l’auteur de « Théâtre sans animaux » qui fut joué sur nos planches et qui lui valut deux Molières. Il pose cette fois son regard amusé et curieux des facéties du genre humain, celles des clients d’un « Palace », dont les multiples aventures ont ravi des millions de spectateurs de la série télévisée du même nom. La pièce en est un condensé-sucré et aura pour acteurs la joyeuse équipe des Daniel Hanssens, Pascal Racan, Laure Godisiabois,…qui réjouissent régulièrement le public du CCU en fin d’année.

 

Avec « Confidences trop intimes », c’est à un huis clos sensuel et mystérieux qu’assistera le spectateur, une relation entre une femme et un homme à qui elle se confiera par méprise, le prenant pour un psy. Celui-ci ne la démentira pas. S’ensuivent des relations étranges entre ces deux personnages, qu’observe le spectateur. Une comédie psychologique et sentimentale menée par Alain Leempoel, Hélène Cauvert et leurs partenaires.

 

Dans « Le Clan des héritiers », deux conjoints sont animés de sombres projets l’un à l’égard de l’autre. Pourtant, la duplicité et l’imagination fertile de ce couple infernal est présentée de telle manière par Saul O’Hara, l’auteur de « Le noir te va si bien », que cette comédie à suspense devra immanquablement faire rire. Grâce de Capitani, Pascal Sellem et leurs comparses s’y emploieront.

 

Les réabonnements sont ouverts. Nous nous réjouissons de vous retrouver.

 

 

Jacqueline ROUSSEAUX

Présidente du CCU

 

 

logos_mr