Mes priorités belges et européennes

drapeau_belgique
drapeau_europeen
Edito d'Art PDF Imprimer Envoyer

One-man, one-woman show

Stand-up, seul(e) en scène : un genre qui fait mouche !


En février, nous rirons au Centre Culturel d’Uccle, c’est certain !

Le choix est vaste et de qualité. Ne ratez pas notre 13ème Cerise du Gâteau, elle est cette année, particulièrement succulente. Jugez-en.

5 seuls en scène sur 6 spectacles. Le 8/2, « Emma » une pièce de Dominique Bréda, prix du meilleur auteur, par Julie Duroisin, prix du meilleur espoir féminin selon la critique 2010 ! Le 11/2, Kody du Kings of Comedy Show. D’origine congolaise, il est la coqueluche des jeunes. Avec My way, il impose son humour glamour à l’américaine. Un amuseur public. Le 12/2, c’est entre rire et émotion que Jamila Drissi jouera sa Scarlett des terrils, et tous les personnages de son enfance d’immigrée dans le borinage. Un vrai talent. Rupture de genre le 17/2 avec une irrésistible soirée de musique Klezmer par l’orchestre Krupnik, et vous taperez dans les mains jusqu’au lendemain. Le 18/2, ne manquez pas les délires cinématographiques de Véronique Gallo, tantôt éperdue d’amour, tantôt désespérée, avec ou sans Robert, comme Merryl Streep ou autres stars qui lui ont servi de modèles. Et le 19, c’est avec Antoine Guillaume, un prince jouant, chantant, dansant comme les vedettes féminines qu’il adule, dans un spectacle écrit en complicité avec le formidable Sébastien Ministru, oui oui, l’auteur de « Cendrillon ce macho ! », et mis en scène par Nathalie Uffner, reine de la comédie que nous terminerons cette Cerise sous des allures de Broadway.

Stand up à l’américaine pour Bert Kruismans avec « La Flandre pour les nuls », le 21/2. Pas besoin de décor ni de déguisement en effet pour expliquer aux francophones ce qu’est un flamand ! Le décor est d’autant plus inutile que le talent de l’humoriste est grand. Il fait un véritable tabac en Wallonie depuis des mois et ce spectacle lui a d’ailleurs valu le Prix des Cafés-Théâtres du Festival International du Rire de Rochefort. Le stand-up s’inspire souvent du quotidien et se passe sur le ton de la conversation avec le public. La spontanéité est de mise. L’évocation de son cas personnel par l’artiste renforce le lien direct avec l’assistance et fait le succès de ce genre particulier. Kruismans en est un des pionniers en Belgique. Il a commencé ses tournées en Flandre et aux Pays-Bas voici quelques années, notamment avec son solo « Belgïe voor Beginners » et « Wereldberoemd in Vlaanderen ». Aujourd’hui, il est sur toutes les ondes, francophones et flamandes. Nous n’en dirons pas plus, venez le voir !


Seule en scène, Jacqueline Bir le sera aussi pour ‘L’Allée du Roi » les 3 et 4 mars, comme l’était Annie Cordy récemment sur nos planches pour raconter la vie et la solitude d’une actrice à succès. Cette fois ce sera du théâtre, du vrai, et la vie d’une personnalité de l’histoire de France qui, partie de rien, « arriva au sommet avec une force, une conviction et une mesure tout à fait étonnantes » comme le dit Jacqueline Bir. Et poursuivant : » je me mets au service de ce monument, de cette femme qui prend son destin en mains et qui le conduit jusqu’au bout ».

La vie de Françoise d’Aubigné est tout sauf banale. Un vrai roman ! Née dans une prison (à Niort) en 1635 d’un père assassin, suspecté de plus d’intelligence avec l’ennemi (les anglais), elle partira bientôt avec ses parents en Martinique, où bien que son père soit officiellement Gouverneur de Marie-Galante, elle passera six années dans la pauvreté entre indiens et boucaniers, d’où lui restera le surnom de « belle indienne ». Plus tard, rentrée en France, et toujours sans le sou, elle épousera à 16 ans le poète Scarron, âgé et handicapé mais plein d’esprit. Ils tiennent salon. Elle rencontre artistes, écrivains et se tisse un réseau de bonnes relations. Après le décès de son époux, elle devient gouvernante des bâtards royaux. Commence alors son ascension sociale. « L’Allée du Roi » de Françoise Chandernagor et Jean-Claude Idée raconte son influence croissante sur Louis XIV et comment elle deviendra Madame de Maintenon, puis l’épouse du Roi-Soleil. Elle mourra à Saint-Cyr, dans la maison royale d’éducation qu’elle créa pour jeunes filles nobles et désargentées, en 1719, à l’âge de 83 ans. Une ultime occasion d’applaudir Jacqueline Bir dans ce rôle magistral et Historique

Jacqueline Rousseaux

Présidente du Centre Culturel d'Uccle

www.ccu.be

 

logos_mr